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la poste - Page 2

  • La Poste service public

    La droite avec Sarkozy souhaite privatiser La Poste.

     

    Dans une note précédente, nous vous avons présenté le collectif national qui s'oppose à cette privatisation rampante. Le comité national a prévu de faire du 3 octobre (samedi prochain) une grande journée de consultation et de mobilisation populaires.

    siteon0.gifLe changement de statut qui est prévu n'est qu'une première étépe vers le passage du service postal vers le privé. Les exemples de France-Télécom et de Gaz de France sont là : les grandes promesses (de ne pas toucher au service public) n'engagent que ceux qui les écoutent. (voir un rappel des ces cas).

    Dans les Ardennes , il existe un comité qui reprend les buts du national , voici ce qui est écrit sur le site:

     

    Un comité local a été crée à Charleville Mézières le mercredi 9 septembre 09.

    Il est composé de : La mairie de Charleville Le PCF Le PS La CGT (UD et Fapt) la CFDT (UD ET S3C) FO (UD et Com) SUD PTT et SDU Ardennes Ligue des droits de l’homme Le PRG ATTAC La CFTC La FSU


    Contact : Claude Blanc, Secrétaire départemental CGT Fapt Ardennes, cgt-ptt.08@wanadoo.fr

     

    A Vouziers, un vote sera organisé dans la journée de samedi 3 octobre, en voici les modalités pratiques toujours d'après le site national :

     

    Plein écran
    VOTE DE VOUZIERS (08400)
    CCAS DE VOUZIERS
    place Carnot
    Le 03/10/2009 de 08:00 à 17:00


    Les bulletins de vote, ainsi que les tracts seront disponibles sur place.
    Venez nombreux defendre La Poste et le service public.


    Vous êtes donc inviter à participer à cette journée, et à donner votre avis sur le maintien des services publics.
  • Privatisation de La Poste : votre avis compte

    La riposte au projet de loi de privatisation de La Poste se prépare.

     

    Un comité national regroupant de nombreuses organisations syndicales et politiques a été créé. Suite au refus du président de consulter les Français sur ce sujet, un référendum sera organisé le 03 octobre prochain.

    Voici l'appel du comité :



    Référendum postal le 3 octobre 2009



    La profession de foi, l’affiche et le bulletin de vote pour le 3 octobre sont disponibles dans la rubrique matériel de campagne.


    LA POPULATION DOIT SE PRONONCER sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire

    Le Président de la République n’a pas répondu aux interpellations du Comité National qui l’appelle à organiser un référendum sur le service solde_poste.jpgpublic postal.

    Réuni en assemblée plénière le 6 juillet 2009, le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a choisi la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste :

    Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009.

    Les organisations signataires de l’appel pour La Poste s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réussite de cette consultation.

    Organisée localement partout en France par les comités locaux et collectivités partenaires de l’action du comité national, cette consultation pourra se tenir dans les mairies comme devant les bureaux de poste, dans la transparence et la démocratie pour que chacun ait une chance de se prononcer sur le projet de privatisation de La Poste.

  • La Poste bientôt privatisée

    Le Changement de statut de "La Poste" était à l'ordre du jour du conseil des ministres de ce jour.

     

    Le gouvernement,  en particulier par les voix de Christian Estrosi  et Chistine Lagarde, affirme que ce changement de statut ne doit pas être considéré comme le début d'une privatisation. Ils répètent que l'actionnariat sera à 100% public . D'après eux, le changement aurait comme seul but de favoriser l'entreprise face à la concurrence qui s'annonce en Europe. Ils donnent malgré tout l'impression d'insister un peu trop, et de nous prendre pour des naîfs.

    Le prétexte est bien l'ouverture à la concurrence"grâce" à l'Europe. Bien entendu, ce qui va être concurrentiel, ce sont les secteurs rentables.LogoPoste.gif Et pour se situer dans les plus performants, il faudra faire des économies dans les secteurs non rentables, comme la distribution du courrier dans les zones rurales. Ce qui existe déjà comme les fermetures de bureaux et la diminution de la qualité du service postal n'est qu'un début.

    La privatisation est le but à moyen terme, histoire de rendre les salariés moins protégés, et de mieux faire passer la disparition de la notion de service public. Les promesses n'engagent pas ceux qui les font, et comme d'habitude elles seront bien vite oubliées.

    Le site nouvelobs.com reprend utilement les exemples de GDF et de France Telecom ; c'est édifiant.



    "C'est clair, c'est simple et c'est net"


    "Pas de privatisation" : c'est ce qu'avait soutenu en 2004 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances au moment de l'augmentation du capital d'EDF-GDF. Le 6 mai 2004 lors d'un déplacement à Chinon (Indre-et-Loire), Sarkozy contente les représentants syndicaux de l'entreprise énergétique devant les caméras de télévisions : "On ne viendra pas à la privatisation, c'est clair, simple et net". Et à nouveau pour sommaire_pic.jpgtout ceux qui n'avait pas bien entendu : "Il n'y aura pas de privatisation d'EDF et Gaz de France, c'est clair, c'est simple et c'est net."
    Le 15 juin 2004, il réaffirme avec aplomb devant les députés : "EDF-GDF ne sera pas privatisée, le gouvernement ne le souhaite pas et l'Europe ne nous le demande pas".
    Toutefois, pour qu’EDF et Gaz de France puisse "lutter à armes égales contre leurs concurrents", Nicolas Sarkozy estime qu'il est "indispensable de transformer ces établissements publics en sociétés anonymes."
    Le 22 juillet 2004, le Parlement vote l'ouverture du capital de Gaz de France (GDF) avec une participation de l'Etat ne pouvant pas descendre au-dessous de 70%.
    Quatre années plus tard, jour pour jour, le tout nouveau groupe GDF-Suez est coté en Bourse. L'Etat ne détient que 35,6% de son capital.

    "Le changement de statut de l'entreprise est nécessaire"


    Autres temps, autres pratiques. En juin 1996, le gouvernement Juppé promulgue les lois de déréglementation et d’ouverture à la concurrence de France Télécom. Selon un modèle déjà bien rodé, l'opérateur public est transformé en société anonyme. "Le changement de statut de l'entreprise est nécessaire", explique alors le ministre des Technologies de l'Information et Poste, François Fillon, "dans la perspective d'une ouverture à la concurrence". Il est évidemment entendu que l’Etat conservera au moins 51% de son capital.
    La dissolution de l'Assemblée nationale en 1997 retarde l'ouverture du capital de l'opérateur téléphonique. Au nom de la défense des services publics, chère à la gauche, les socialistes s'engagent lors de la campagne législative à stopper le processus de privatisation. "Parce qu’il y a mission de service public, les socialistes souhaitent que France Télécom reste avec un capital à 100 % public", indique Dominique Strauss-Kahn. Une fois nommé Premier ministre, Lionel Jospin se ravise et fixe les modalités d'une privatisation partielle, qui conduit à la 23052006_big_436.jpgmise sur le marché 20,9% du capital de France Télécom. Cette ouverture du capital, "lui permettra de rester l'un des tous premiers opérateurs mondiaux", justifie-t-il. La vente des actifs de l'Etat se poursuit.

    Privatisation


    En décembre 2003, les députés adoptent une loi permettant à l’Etat de réduire sa participation sous le seuil de 50% du capital de France Télécom. Le ministre de l'Economie de l'époque, Francis Mer, défend les choix du gouvernement : "Le fait de voir son capital figé par une obligation juridique peut devenir un handicap stratégique pour l'entreprise."
    Nicolas Sarkozy transforme l'essai le 1er septembre 2004. France Télécom est privatisée. Aujourd'hui l'Etat ne détient plus que 26,65% de son capital.
    A la lumière de ces précédents, il faut donc croire le chef de l'Etat : "La Poste changera de statut, mais ne s'ouvrira qu'à des capitaux publics".

  • la poste : un service public payant

    La poste est un service public, c'est à dire qu'elle doit être accessible partout dans les mêmes conditions . C'est un des principes de base de la communauté nationale .

    Depuis plusieurs années , la poste cherche à se désengager des secteurs les moins rentables . Elle va devoir faire face à la concurrence dans 1950rava0022.jpg.jpgun avenir très proche : les secteurs à conserver seront ceux  qui génèrent des profits, avec de rudes batailles en perspective (courrier d'entreprise, envois groupés, ..) . Les secteurs ruraux ne sont intéressants pour personne, pas de risque de voir débarquer un privé .

    La poste se désengage donc, en laissant le choix aux communes : payer, ou voir le désert s'installer . Les habitants  vont donc payer deux fois : une fois en tant qu'usager, une fois en tant que contribuable.

    A Grandpré, le Sivom étudie la création d'une agence postale intercommunale, car la poste annonce son départ . On annonce un coût de quelques euros par habitants, en tenant compte de dotations de l'état et d'une aide parlementaire . Qu'en sera-t-il dans quelques années, avec des habitants en moins (probablement), une aide de l'état en baisse (il faut être réaliste) et une aide parlementaire incertaine ?

    Maintenir même un minimum de service public sur un territoire représente un coût : qui doit l'assumer, la solidarité nationale ou les habitants de cette zone fragile ?

    C'est un débat qui risque de se répéter pour d'autres secteurs de l'arrondissement, et aussi pour d'autres types d'activités . Il serait important que le pays de l'Argonne ardennaise et la communauté de communes s'en saisissent .

    une_inauguration_bien_envoyee.jpg
    En 2007, inauguration de la poste rénovée à Charleville .Les commentaires du journal du conseil général à cette occasion :

    Le bureau de poste de Charleville-Mézières Théâtre est le 9ème établissement des Ardennes à avoir bénéficié de la vague de modernisation dans le cadre d'un programme intitulé Cap Relation Client 2007. Un programme qui vise à faire de La Poste l'enseigne préférée des Français.

    (...)Cette inauguration s'est faite en présence notamment de Jean-Paul Bailly, Président du Groupe La Poste, Benoît Huré, Sénateur et Président du Conseil général des Ardennes, Catherine Delmas-Comolli, préfète et Claudine Ledoux, Maire de Charleville-Mézières.

    Des rénovations plus légères avaient déjà eu lieu dans les bureaux de Manchester, Donchery, Floing, Grandpré, Raucourt-et-Flaba et Maubert-Fontaine. Des travaux de modernisation complète ont également débuté à Rethel.

     

    Un programme de 2007 qui vise à faire de la poste l'enseigne préférée des Français, avec entre autres la rénovation du bureau de Grandpré . C'était de l'humour noir ou de l'inconséquence ?


  • La Poste privatisée : après la crise

    Le projet de privatisation de La Poste est gelé pour le moment, du fait de la crise financière . Il semble difficile de trouver des fonds en cette photo_0302_459_306_14485.jpgpériode trouble . Mais le choix fondamental d'ouvrir le capital de l'entreprise au privé reste . Henri Guaino, conseiller spécial de Sarkozy annonce même que le calendrier reste actuellement valable : changement de statut en 2010, pour devenir une société anonyme, puis ouverture du capital en 2011 .

    Notre notr d'hier montre que La Poste avec son statut actuel se comporte déjà comme une entre prise privée pour qui le profit passe avant le service au public . L'ouverture à des capitaux privés, et la mise en concurence totale vont accélérer ces tendances, dont les zones rurales peu peuplées seront les premières victimes .

  • Services publics : on ferme

    LaPoste.jpegPour fermer des services publics,il y a plusieurs méthodes :

    Le plus simple c'est à la Dati . Je décide, j'impose, je ferme les tribunaux .

    Plus subtil pour les petits hôpitaux : on ne donne pas les moyens de fonctionner, on crée des normes en fonction de grosses structures, et les "petits" services disparaissent presque d'eux-mêmes .

    On peut négocier,comme avec la SNCF : vous payez votre ligne ( par la région en général) et on veut bien la maintenir .

    La Poste prend un peu de ce qu'il y a d'efficace partout : je décide de fermer, je ne donne plus les moyens aux petits bureaux pour leur bonne marche, je négocie avec les mairies pour qu'elles supportent les frais de fonctionnement .

    On apprend la fermeture des bureaux de Gespunsart et Neufmanil, près de Nouzonville . Un point poste fonctionnera, mais il ne remplit pas toutes les fonctions d'un bureau normal . IMG_9.jpgDans ces bourgs isolés, où les personnes âgées sont nombreuses, les problèmes de déplacement sont quotidiens .

    La politique de La Poste s'applique petit à petit en France, et la libéralisation totale du courrier n'est pas encore totalement réalisée . Pour l'Argonne, va-t-on laisser faire également, et voir disparaître sans réagir les services publics indispensables aux populations et qui contribuent à structurer la vie de nos territoires .

     

  • Vous avez un colis

    Pour une fois, ce n'est pas La Poste qui vous livre un colis, mais c'est La Poste elle-même qui est livrée par camion spécial . Des travaux de rénovation sont prévus à la poste de Vouziers (cela n'a rien à voir avec la privatisation de l'établissement ; on reparlera de ce problème dans une autre note) .

    Le temps de ces travaux, les bureaux vont s'installer dans un local provisoire . Celui-ci sera disposé devant le bâtiment, il vient d'être déposé ce jour sur le trottoir qui borde La Poste . Les clients risquent de se trouver un peu à l'étroit en cas d'affluence, et on peut s'interroger sur les conditions de travail des postier(e)s . Espérons que ce provisoire ne dure pas trop longtemps .

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